Mise au point

Mise au point
Salut !

Comme promis à certaines de nos lectrices, les twinettes se lançent dans l'aventure "fiction à deux" : La Twins Association xD Pour ceux qui ne nous connaissent pas (encore), nous sommes : Lana Daiimon + Lana (bis)
et Twinsexe.

Comme on ne se voit pas souvent (distance oblige) on a décidé d'utiliser un système quelque peu particulier pour écrire : chacune un chapitre en improvisation partielle. Autant vous dire qu'on découvrira l'histoire en même temps que vous, même si l'on a tout de même un scénario de base. Juste un petit détail, nous vous demandons d'être patient(e)s quant à la fréquence de postage de chapitres, parce que d'une nous sommes des êtres humains avec une vie sociale, amoureuse, sexuelle, professionnelle (et fuck) et de deux étant toutes les deux ultra-perfectionnistes, nous sommes du genre à réecrire plusieurs fois des passages jusqu'à en être totalement satisfaites ou presque.

En ce qui concerne la prévention, y a pas de mystère, vous rentrez dans vos contacts msn cette adresse: Wind-von-Wahnsinn@hotmail.fr et vous recevrez un joli petit email lorsque l'une de nous deux aura posté ( et on ne préviendra PERSONNE par l'intermédiaire des blogs sauf exception (si vous n'avez vraiment pas d'adresse mail) donc si vous voulez être prévenu, vous entrez l'adresse sinon il faut venir voir de vous-même.). Sinon, c'est du yaoi-twincest alors on ne va pas râbacher les consignes de sécurité (attachez vos ceintures, vous allez fantasmer xD), donc en gros, si t'aimes pas tu dégages !

C'est à peu près tout... Juste une dernière chose : Sortez les mouchoirs... :p


Lana&Twinsexe.

# Posté le mercredi 25 juin 2008 11:39

Modifié le jeudi 19 mars 2009 10:51

Wind von Wahnsinn : Prologue

Wind von Wahnsinn : Prologue
Prologue : "Tu te souviens de moi?"


Journal de Tom, lundi 12 mai 2012, 14h02 :

« Aujourd'hui, les médecins sont venus me voir. Ils m'ont annoncés que j'étais presque rétabli et que je pourrais bientôt sortir. J'ai hâte de retrouver notre appartement et son odeur dans les draps. SI seulement, il était là... »

Des bruits de pas résonnèrent dans le couloir et parvinrent aux oreilles de Tom qui se redressa et ferma son carnet d'un geste sec. Quelques minutes plus tard, on frappa à sa porte. La poignée s'abaissa et la porte pivota sur ses gonds dans un grincement sinistre qui glaça le sang de Tom comme l'annonce d'un mauvais présage. Le docteur entra, suivi d'une ombre qui se dissimulait derrière lui.

-Bonjour Monsieur Kaulitz, comment allez-vous aujourd'hui ?
-Ca ira mieux dans quelques jours, quand je serai à nouveau libre.


Le médecin sourit.

-Vous avez fait d'énormes progrès ces derniers mois. J'ai d'ailleurs une bonne surprise pour vous. Quelqu'un qui vous connaît très bien...

Le docteur se décala et l'ombre apparut à la lumière, dévoilant un corps trapu.

-Je vous présente notre nouvel interne, Monsieur Listing, dit-il d'un air jovial.
-Salut Tom, tu te souviens de moi ?

Les yeux du blond se révulsèrent. Un long frisson parcourut son échine. Il se mordit la lèvre avec une telle violence qu'une perle de sang s'en échappa, roula le long de son menton et acheva sa course dans son cou, dessinant une longue trainée rosâtre sur sa peau. Il ouvrit la bouche et un long cri de désespoir s'éleva de ses entrailles. Un vent de folie s'empara de son esprit et brilla dans son regard.

Ses ongles s'ancrèrent dans ses joues, arrachant de larges lambeaux de peau avant que ses doigts ne s'enfouirent dans ses dreads couleur des blés, les tirants avec véhémence. Il projeta sa tête contre la barre métallique de son lit et lorsqu'un craquement sourd retentit et qu'une substance gluante et écarlate s'écoula des narines de Tom, le médecin sut que les os de son nez avaient cédé. Ce fut comme un déclic.

Georg s'approcha pour le calmer. Malgré la douleur et le sang qui lui brouillaient la vue, Tom se débattit comme un beau diable, secouant bras et jambes en tout sens, frappant le tibia du nouvel interne. Le docteur les rejoignit précipitamment, une seringue à la main et alors que Georg maitrisait avec difficultés l'ancien guitariste à la renommée mondiale, il lui injecta une dose massive de tranquillisants dans la carotide.

Ce fut le trou noir...


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So, voilà donc le prologue, écrit exceptionnellement à deux, étant donné que l'on vient de passer une semaine ensemble. Il nous manque plus que vos avis... (message subliminal : On veut des commentaires à en faire disjoncter le compteur! xD). Après lecture de ce prologue, une petite interrogation écrite! xD Nan, en fait, on a décidé que, dans la mesure du possible, on vous laisserait quelques questions après chaque chapitre, histoire de voir ce que vous avez compris et si vous suivez toujours l'intrigue. On aimerait une participation active de votre part donc n'hésitez pas à faire des suggestions et à vous triturez l'esprit jusqu'à en perdre le sommeil (comment ça on est des sadiques? xD).

- Où est Tom et pour quelles raisons?
- Pourquoi la réaction de Tom est-elle si violente et innattendue quand il voit Georg?
- Et pour finir, où sont passés Bill et Gustav, selon vous?

Nous espérons que vous aurez tous la note maximum à ce contrôle de connaissances organisé par la direction TwinsAssociation. Les personnes reçues pourront continuer à lire cette fic xD Sur ce, on vous fait de gros bisoux et à la prochaine pour un chapitre made in Twinsexe qui est en ce moment même en train de se faire dans le froc xD Tchou!

Les Twinettes.

# Posté le vendredi 27 juin 2008 12:50

Modifié le jeudi 21 mai 2009 17:07

Wind von Wahnsinn : Chapitre 1

Wind von Wahnsinn : Chapitre 1
Chapitre 1 : "Non Tom. C'était une hallucination."


1er septembre 1997 :

Bill disposait des gobelets en carton décorés des personnages oh combien célèbres de Walt Disney sur la table du jardin, tandis que Tom arrangeait ses dreadlocks, datant de quelques semaines, en observant d'un ½il sceptique la décoration de la table. C'est alors que la sonnette de la porte d'entrée se fit entendre depuis la maison. Bill sursauta avant de s'écrier de joie :

-Tom ! Tom ! Ils sont là !

Le brun se précipita sur son jumeau, le prit par le poignet et l'entraîna à sa suite d'un pas sautillant vers la maison pour aller ouvrir. Quand ils arrivèrent devant la porte d'entrée, leur mère sortait tout juste de la cuisine, souriant tendrement devant l'enthousiasme débordant du plus jeune de ses fils.

Ce jour-là, c'était le huitième anniversaire des jumeaux et, pour la première fois, ils invitaient des amis pour le fêter. Ils avaient installé une table dans le jardin et leur mère avait préparé un énorme gâteau, parsemé traditionnellement des huit bougies. Il ne manquait plus que les invités...

Enroulant son bras autour de celui de Tom, Bill ouvrit la porte en grand. Sur le seuil se tenaient Georg et Gustav, un sourire timide aux lèvres. Dans leurs bras trônaient des paquets de toutes les couleurs et Bill saliva d'impatience à l'idée de découvrir ce qu'ils contenaient. Il leur sauta au cou, déposant un baiser humide sur leur joues rougissantes.

Tom, lui se contenta de les saluer vaguement, un sourire crispé flottant sur ses lèvres. Contrairement à son jumeau, il était très solitaire, fuyant la compagnie de l'être humain et refusant tout contact physique venant de quelqu'un d'autre que de Bill. Même sa mère n'avait le droit qu'à quelques furtives câlineries de temps à autres.

Bill avait fait la connaissance de Georg par le biais de leurs cours d'escalades communs. La confiance et la sympathie s'installa entre eux alors qu'ils s'assuraient mutuellement durant les montées. Bill l'avait présenté à Tom mais ce dernier avait d'office sentit que quelque chose clochait chez lui. Ce gaillard de deux ans son aîné lui semblait louche et prompt à semer le trouble dans sa relation si étroite avec son double. Néanmoins, ce dernier avait tenu à l'inviter ce jour-là et Tom n'avait pas eu le c½ur de refuser qu'il vienne. En contrepartie, il avait exigé la présence de Gustav, un de leur voisin et ami d'enfance.

De plus, Clemens, le nouveau compagnon de Lena, la mère des jumeaux, était également attendu. Le père de Bill et Tom était mort, quelques années auparavant dans un accident de voiture et cela faisait tout juste un an que Lena avait rencontré Clemens. Il n'habitait pas encore avec eux, mais les jumeaux étaient conscients que ce n'était qu'une question de temps et cela ne les dérangeait pas plus que ça.

Quand Lena leur avait présenté, trois mois plus tôt, Tom s'était montré particulièrement méfiant, contrairement à Bill qui le câlinait déjà à peine les présentations faites. Mais après que Clemens ait sorti sa guitare de sa housse et qu'il ait joué un morceau, le blond était sous le charme, tout comme son frère. Depuis ce jour, il apprenait la guitare avec lui.

Trois invités. C'était peu, mais bien suffisant aux yeux de Tom. Bill avait été tenté d'inviter toute une ribambelle de gamins surexcités, mais il savait que cela n'aurait pas été du goût de son frère et il ne voulait pas qu'il soit mal à l'aise au milieu de tous ses étrangers.

Alors, il ne serait que six. Ou du moins sept, en comptant Chaussette, le chat de Tom. Autant le blond fuyait les humains, autant il recherchait la compagnie des animaux. La mère des jumeaux lui avaient ramené quelques années plus tôt, sous le conseil du psychiatre de Tom : « Pour créer un lien de plus entre lui et la réalité ». Le chat était entièrement noir mis à part deux petites balzanes sur ses pattes arrières. Cela donnait l'impression qu'il portait une paire de socquettes blanches d'où le surnom de Chaussette.

Georg et Gustav entrèrent et saluèrent Lena. Immédiatement, Bill les traîna dans le jardin. Il leur enfonça un chapeau en forme de cône sur la tête. Son regard n'admettait aucune protestation et bien qu'ils se sentirent parfaitement ridicule, Georg et Gustav n'osèrent pas le décevoir en les retirant. Ce dernier les installa à table, tout fier d'annoncer que c'était lui qui avait choisi la disposition des invités. Georg grinça des dents alors qu'il se retrouvait à l'autre bout de Bill, le brun ayant gardé une place près de lui pour son jumeau. Pour pas changer...

Chaussette vint se frotter aux jambes de Tom, ce dernier le prit sur ses genoux pour le câliner. Bill eut un regard réprobateur en leur direction. Il savait que c'était stupide d'être jaloux d'un chat mais il ne pouvait s'en empêcher. Il posa une main possessive sur la cuisse de Tom, en défiant Chaussette du regard, qui se contentait de ronronner alors que la main de Tom taquinait sa gorge.

La mère des jumeaux arriva, accompagnée de Clemens qui venait tout juste d'arriver, portant une guitare sur son dos et un caméscope à la main. Bill se leva immédiatement et lui sauta dessus, enroulant ses jambes autour de la taille de l'homme, si bien que ce dernier fut obligé de le retenir avant que Bill ne se retrouve les fesses par terre. Quand le brun se fut de nouveau assis, Clemens s'adressa à Tom, en désignant la guitare qu'il avait sorti de sa housse et qu'il tenait maintenant à la main:

-Alors, champion, t'es prêt?!

Tom rougit immédiatement et sembla paniquer. Bill fronça les sourcils en les observant à tour de rôle, tentant de comprendre à quoi Clemens faisait allusion.

-De quoi tu parles? Demanda-t-il d'une voix curieuse.
-Surprise! Répondit Clemens en haussant les sourcils.

Il était le seul à connaître le cadeau que Tom comptait offrir à son jumeau. Ce dernier ne tarda pas à faire du boudin, n'appréciant pas d'être mis à l'écart, mais son sourire édenté – la petite souris étant passé récemment- réapparut bien vite quand Lena apporta le gâteau, sur lequel les huit bougies brillaient fièrement.

Son compagnon s'empressa d'allumer son caméscope qu'il pointa sur les jumeaux pour immortaliser ce moment. Tom, par réflexe, tourna immédiatement la tête. Il n'aimait pas qu'on le filme, ou même qu'on le photographie. La joie illumina le regard de Bill quand tout le monde se mit à chanter l'habituelle mélodie d'anniversaire. Tom, lui se contentait de garder les yeux rivés sur son chat, un sourire timide étirant ses lèvres.

Quelques minutes plus tard, le gâteau était posé juste sous le nez des jumeaux qui s'apprêtaient à souffler leurs bougies.

-Ensemble, Tom ! Ensemble ! s'écria Bill en prenant une grande inspiration.

Mais alors qu'il s'apprêtait à relâcher tout l'air accumulé dans ses poumons, espérant toutes les éteindre d'un seul souffle, Tom l'en empêcha.

-Non attend !

Bill se tourna vers lui, le regard plein d'interrogation.

-Et ben quoi ?!
-Y a une souris qui danse sur notre gâteau, Bill ! répondit Tom d'un air émerveillé, les yeux rivés sur le glaçage de la viennoiserie.

Bill regarda à son tour alors que le silence s'abattit autour de la table. Bien évidemment, il ne vit rien. Simplement du chocolat fondant. Le brun se tourna à nouveau vers son frère qui avait l'air de croire dur comme fer à ce qu'il voyait. Et alors il comprit. Il entoura la nuque de Tom de ses bras et posa sa tête dans son cou, lui chuchotant à l'oreille :

-Tom, y a pas de souris sur le gâteau...
-Ah non ? T'es sûr ? Certain ?
Répondit Tom.
-Oui Tom, sûr et certain. T'es en train d'halluciner.

N'importe qui aurait eu peur en entendant ses paroles mais pas Tom. Tom y était habitué. Depuis sa plus tendre enfance, il voyait des choses qui n'avaient pas lieu d'être. Des fois, ses visions étaient tout à fait plausibles, par exemple quand il voyait Bill dans une pièce alors qu'il n'y était pas, ou quand il regardait fixement l'écran de la télévision, persuadé qu'elle fonctionnait alors qu'elle était en veille.

Mais d'autre fois, elles étaient bien plus absurdes. Dans le monde de Tom, les souris dansaient sur les gâteaux d'anniversaire, Chaussette lui racontait ses journées et des petits bonhommes roses lui rendaient visite toutes les semaines, garant leur vélo de l'espace dans le garage. Le plus inquiétant, c'est qu'il ne semblait pas se rendre compte de l'irrationalité de ses hallucinations.

Au début, Bill pensait que son frère plaisantait alors que Tom, de son côté, était persuadé d'avoir des « super pouvoirs venus de l'espace cosmico-atomique de la mort qui tue » qui lui permettait de voir des choses que personne d'autre ne pouvait percevoir. Cependant, ses parents, inquiets de le voir raconter de telles histoires sans queue ni tête avaient fini par lui faire consulter un psychiatre.

Ce dernier avait alors diagnostiqué que Tom était atteint de schizophrénie paranoïde. « Ce trouble mental a pour symptômes des délires n'obéissant à aucune logique, des hallucinations et une impression de désorganisation du sens et de la pensée. Cette maladie s'accompagne souvent de profondes modifications de la perception de soi même et du monde extérieur dans une ambiance euphorique ou plus souvent dans une atmosphère d'angoisse. »

Ca c'était le discours qu'avait débité le psy lors de la consultation. Tom, lui, la seule chose qu'il avait retenu c'est qu'il était fou. Pas besoin de tourner autour du pot en le baratinant avec tout plein de mots incompréhensibles, au final c'était ce que çela voulait dire. Un silence gêné perdura autour de la tablée et c'est finalement Clemens qui brisa la glace.

-Bon alors puisqu'aucun rongeur n'est en train de nous taper sa chorégraphie, il serait peut-être temps de les souffler ses bougies, non ?! S'écria-t-il d'un ton qui se voulait enjoué.

Alors que Bill lâchait Tom et se redressait sur sa chaise, son frère aperçut le regard moqueur que Georg posa sur lui. Tom fronça les sourcils et soutint son regard, jusqu'à ce que Bill le tire par la manche pour attirer son attention.

-On souffle, Tom ???!

Tom sourit et hocha la tête. Il prit son frère par la taille et ils soufflèrent ensemble leurs huit bougies. Dans quelques années, quand ils reverront la vidéo que Clemens avait prise, ils riraient de leurs joues gonflées et de leurs yeux écarquillés.

De la fumée s'échappa des bougies éteintes, l'odeur du brûlé chatouillant les narines des convives et embaumant l'air d'une atmosphère festive, qui avait un goût délectable de rires au chocolat. Après les bougies, vint ensuite le tour des cadeaux. Tels des guerriers, les jumeaux les ouvraient à grands coups de déchirures et de cris de surprise.

Ainsi, quand Bill découvrit que Georg lui avait offert une Game Boy, il n'en crut pas ses yeux. Il ne s'attendait pas à un cadeau aussi coûteux. Il s'empressa de le remercier et de lui dire que c'était bien trop mais quand Georg lui répondit qu'il le méritait, il ne put s'empêcher de rougir, sous les yeux réprobateurs de Tom qui lui n'avait rien reçu de la part de Georg.

Cependant, Gustav lui avait offert une casquette qui ressemblait fortement à celles des rappeurs américains. Alors qu'ils rentraient de cours ensemble, Tom avait flashé dessus mais n'ayant pas assez d'argent, il n'avait pas pu se la payer.

Comme bon nombre de jumeaux, Bill et Tom se ressemblaient beaucoup. A vrai dire, il n'y avait que quelques détails, tels qu'un grain de beauté ou le fait que Bill soit légèrement plus grand que Tom, qui puissent les différencier. Mais depuis quelques temps, ils se démarquaient de plus en plus l'un de l'autre.

Cela avait commencé par le style vestimentaire. Laissant tomber les polos identiques, Tom avait adopté un look proche des danseurs de hip-hop qui gesticulaient dans les clips musicaux à la télévision, tandis que Bill s'était tourné vers une excentricité plus rock et plus ambigüe, n'hésitant pas à trifouiller au rayon féminin pour dénicher le pantalon de ses rêves.

Et puis, dernièrement, après maintes négociations avec sa mère, Tom avait obtenu son accord pour se faire des dreadlocks. En contrepartie, elle avait permis à Bill de teindre sa jolie tignasse blonde d'un noir profond. Au début, la transformation et le changement avait terrifié les jumeaux, qui redoutaient que cela les éloigne, eux qui étaient si proches. Mais finalement, cela n'avait été que bénéfique. Les gens ne les confondaient plus à tout bout de champ et ils avaient enfin l'occasion de s'habiller comme bon leur semblait.

Et c'était sans doute pour prouver à Bill que ce n'était pas parce qu'ils n'étaient plus aussi semblables qu'avant qu'il l'aimait moins, que Tom avait composé une mélodie pour lui, avec l'aide de Clemens. Ce n'était pas grand chose, juste quelques mesures, mais il espérait que cela plairait tout de même à Bill. D'habitude, ils ne se faisaient jamais de cadeau. L'un comme l'autre étaient d'accord pour dire qu'ils n'avaient pas besoin de ça et que le fait de passer leurs anniversaires ensemble était bien suffisant.

Mais Tom, avait eu envie d'offrir à Bill quelque chose qu'il avait fait de ses propres mains. D'autant plus que, depuis qu'il avait commencé à gratouiller les cordes de la vieille guitare de Clemens, Bill passait son temps à lui demandait de lui jouer quelque chose. Tom, trop timide avait toujours catégoriquement refusé et bien que Bill entendait parfois des notes de musique s'échapper de la chambre de Tom, il était frustré de ne pas pouvoir écouter pleinement son jumeau.

Seulement voilà, le moment était venu pour Tom de se dévoiler et, tel un grand guitariste qui monte sur scène devant des milliers de personnes, le trac le submergeait. C'était la première fois qu'il jouerait devant quelqu'un d'autre que le compagnon de sa mère et il avait peur que Bill n'aime pas sa mélodie. Après tout, leurs goûts musicaux étaient aussi différents que leur style vestimentaire alors peut-être que Bill détesterait?

Les jambes tremblotantes, il s'éloigna de Bill, sans que celui-ci ne le remarque alors qu'il testait déjà sa Game Boy en appuyant frénétiquement sur les touches et un criant des: « Tiens tu t'es fait eu! » tout aussi puéril les uns que les autres. Le blond rejoignit Clemens et lui fit part de ses craintes, les yeux rivés sur l'herbe de leur jardin.

-Tom, t'inquiète donc pas pour ça, s'empressa de le rassurer Clemens. Ta mélodie est très jolie et elle peut plaire à n'importe qui. Je suis sûr que Bill va adorer, tu verras !

Tom, de son index, lui indiqua de se rapprocher, comme s'il avait un secret à lui dire. Clemens se mit à sa hauteur et tendit l'oreille. Tom chuchota alors, tout penaud:

-Oui, mais Georg lui acheté une Game Boy, c'est nul moi à côté...
-Tom, s'il y a un truc dont je suis sûr, c'est que Bill préfère mille fois tes cadeaux que ceux de Georg, et ce quoique tu lui offres. Tout simplement parce que ça vient de toi et que tu es la personne qui compte le plus à ses yeux. Tu pourrais lui offrir une croûte de fromage que je suis persuadé qu'à côté la Game Boy de Georg ne vaudrait rien !


Tom, lui adressa alors un sourire enjoué. Le même sourire que celui de Bill. Un grand sourire auquel il manquait quelques dents. A vrai dire, Lena n'avait jamais compris le pourquoi du comment mais les jumeaux perdaient toujours les mêmes dents de lait à quelques heures d'intervalle. Le lien si fort qui unissait ses fils l'avait toujours dépassé.

-Tu crois ? Demanda tout de même Tom.
-Promis, juré, craché !
-Crache pas hein, sinon Maman elle va pas être contente !


Clemens pouffa. Il adorait Tom. Ce môme avait beau être d'une timidité maladive, quand il connaissait bien les gens et qu'il se laissait aller, c'était un petit bijou. Du coin de l'oeil, l'homme remarqua que Gustav était sur le point de donner son cadeau à Bill.

-Tom, dépêche toi de lui offrir ton cadeau, parce que sinon tu vas te faire doubler par Gustav et puis après tu pourras plus le faire, lui murmura-t-il afin de le décider pour de bon.

Le petit blond ouvrit des yeux paniqués, agrippa la guitare qui se trouvait par terre aux côtés de Clemens et courut vers Bill qui commencait à ouvrir le cadeau de Gustav.

-Non ! Non c'est à moi maintenant ! C'est à moi !

Toute la tablée sursauta. C'était rare que Tom hausse le ton, mais quand c'était le cas, sa voix était particulièrement aigüe et criarde. Il reprit le cadeau, à moitié déballé, des mains de Bill et le redonna à Gustav en lui faisant des gros yeux et en lui lançant:

-C'est à moi !

Gustav s'empressa de reculer. Il n'avait encore jamais vu Tom dans cet état et il n'avait pas l'intention de le contrarier. Bill, lui, ne comprenait pas ce que voulait son jumeau c'est pourquoi il l'interrogea :

-C'est à toi pour quoi ?
-C'est à moi de t'offrir mon cadeau !


Les sourcils de Bill se froncèrent. Depuis quand Tom lui offrait-il des cadeaux ? Et lui, il n'avait rien prévu pour Tom. Ses yeux se posèrent sur la guitare que Tom tenait et il se demanda s'il avait l'intention de lui offrir l'instrument de Clemens. Mais quand Tom s'assit sur la chaise à côté de lui et plaça la guitare sur ses genoux, tout en respirant profondément pour se relaxer, il comprit où son jumeau voulait en venir.

Tous les regards étaient sur Tom, qui crut que son coeur allait exploser tellement il battait fort. Il n'arrivait pas à se décider de jouer la première note et pourtant ses doigts étaient parfaitement placés sur les cordes. Clemens, comprenant son blocage, claqua des doigts pour donner le rythme à Tom.

Ce dernier releva la tête et lui jeta un regard reconnaissant tandis qu'il forçait ses phalanges à pincer les cordes. La musique qui s'échappa de l'instrument était hésitante, étant donné que les mains de Tom tremblaient et une fausse note particulièrement horrible les fit tous grimacer. Sauf Bill qui regardait son jumeau, des étoiles pleins les yeux.

A la deuxième fausse note, Tom paniqua et s'arrêta.

-Attend je recommence ! Je te jure, hier j'arrivais trop bien !

Et il reprit du début. Plus assurée que la première fois, la mélodie prit forme et elle n'était pas sans rappeler une certaine musique qui parle de jumeaux dans la nuit... Les yeux rivés sur les cordes et la langue pincée entre ses lèvres, tic de concentration chez le blond, Tom joua jusqu'à la dernière note, qui résonna dans le silence environnant.

Tout le monde l'applaudit, y compris Georg qui ne voulait pas paraître impoli. Mais le plus important aux yeux de Tom, était la réaction de Bill. Ce dernier avait la tête baissée et Tom ne pouvait voir ses yeux qui étaient cachés par la frange qu'il se laissait pousser. Cependant un petit reniflement, presque inaudible lui parvint.

Et ce fut le drame. Immédiatement, Tom l'interpréta comme un signe que Bill n'avait pas aimé. Il reposa la guitare à ses pieds et jeta un regard anxieux et triste à Clemens qui l'encouragea d'un sourire.

-T'as pas aimé ? Murmura Tom, sentant, lui aussi, les larmes lui monter aux yeux.

Il aurait tellement voulu faire plaisir à son frère et voilà, c'était raté. Bill ne répondit pas et Tom enchaîna alors:

-C'est pas grave, tu sais hein si t'as pas aimé. Pleure pas Bill, c'est promis je recommencerai plus...

Mais il ne s'attendait pas à ce que Bill lui saute dessus, grimpant sur ses genoux et le serrant fort dans ses bras. Il lui chuchota plusieurs fois que ce qu'il lui avait offert était magnifique, qu'il le remerciait et qu'il pourrait recommencer autant de fois qu'il le voudrait. Tom sentit les larmes de Bill contre sa joue et il comprit qu'il était juste ému par son cadeau.

Son coeur se gonfla de fierté et il laissa échapper un rire enjoué, tandis qu'il serrait Bill contre lui. Ils restèrent plusieurs minutes ainsi, Bill jouant avec les dreads de Tom, comme il aimait si bien le faire, tandis que tout le monde posait sur eux des regards attendris. Tout le monde?

Non, pas tout le monde. Georg, vexé que le cadeau de Tom, une simple mélodie brouillonne, plut plus à Bill que son cadeau, une Game Boy hors de prix, quitta la table en prétextant aller aux toilettes. Bill et Tom se séparèrent et le brun s'empressa d'essuyer ses yeux et ses joues. Tom se tourna alors vers Gustav.

-C'est bon maintenant tu peux lui donner ton cadeau !

Le blond tendit alors son cadeau à Bill qui finit de retirer le papier. Il découvrit alors une boîte remplie de craies sèches de toutes les couleurs. Bill avait un véritable don pour le dessin et Gustav avait pensé que c'était le cadeau idéal pour cet artiste. Ce dernier, émerveillé par toutes ces teintes et ces nuances, remercia expressément Gustav et testa tous les bâtons de couleur sur la nappe en papier blanc.

Tom revint vers Clemens, dans l'intention de lui rendre sa guitare mais ce dernier l'arrêta.

-Elle est à toi, Tom.

Ce dernier écarquilla les yeux. Il adorait cette guitare et il avait toujours rêvé de pouvoir se payer la même.

-C'est vrai ? Demanda-t-il bêtement comme si Clemens serait en train de lui faire une blague de mauvais goût.
-Oui, j'en ai plein d'autres et elle te sera plus utile qu'à moi.

Décidement, pour Tom c'était vraiment le meilleur anniversaire qu'il pouvait rêver. Il était vraiment heureux et c'est avec enthousiasme qu'il accepta quand Bill et Gustav lui proposèrent de jouer à cache-cache, lui qui n'aimait pas se mélanger aux autres. Ils s'éloignèrent, allant sur le terrain derrière la maison pour laisser Lena et Clemens un peu tranquilles.

Alors que Gustav comptait, les bras appuyés contre un arbre et la tête enfouie dedans, les jumeaux cherchèrent où se cacher.

-Tu vas par là et moi par là, chuchota Bill à Tom, en lui indiquant des directions contraires.

Ce dernier hocha la tête et alors qu'ils s'apprêtaient à se séparer et que Tom allait tourner au coin de la maison pour la contourner, tandis que Bill était sur le point de se mettre à courir pour rejoindre le fond du jardin, ce que vit le blond le figea sur place.

-Qu'est ce que t'es en train de lui faire ?! S'écria-t-il d'une voix furieuse.

Bill se retourna immédiatement et il vit Georg, accroupi à quelques mètres d'eux. Il tenait dans ses bras Chaussette qui semblait sans vie et son visage affichait un air de profonde compassion. Gustav arriva derrière Bill, essouflé et demanda ce qu'il se passait.

-Il se passe qu'il a fait du mal à mon chat ! Hurla Tom.
-Non Tom, je l'ai trouvé comme ça, je te le jure ! Répondit Georg d'un air sincère.
-Menteur !

Le blond se jeta sur Georg, le poussant à terre et récupérant Chaussette qu'il prit contre lui. Il se figea alors que l'animal ne réagissait pas.

-Chaussette ? Murmura-t-il, sachant bien au fond de lui, que cela ne servait à rien.

Le chat pesait lourd dans ses bras, sa tête reposant sur son bras comme si plus rien ne la retenait et Tom ne sentait plus son corps se soulever au rythme de ses respirations. Les larmes lui brouillèrent la vue pour la deuxième fois de la journée et il sentit une haine s'emparer de lui. Chaussette comptait énormèment à ses yeux, presque autant que Bill et il avait naïvement espéré que jamais il n'aurait à s'en séparer.

Et voilà que Georg avait forcé le destin. Tom lâcha l'animal qui tomba à terre dans un bruit mat et monotone et se rua à nouveau sur Georg. Mais Clemens, alerté par les cris, était arrivé en courant et avait tout juste eu le temps de rattraper Tom avant que celui-ci ne tombe sur Georg, toujours par terre, qui ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait. Il ne comprenait pas que Tom puisse le croire coupable d'une telle chose.

-Il a tué mon chat ! Il l'a tué ! Hurla Tom, tentant d'échapper à l'étreinte de Clemens qui avait bien du mal à le contenir.

Il n'avait encore jamais vu Tom dans un tel état de rage et il s'avérait que le blond avait bien plus de forces qu'on pouvait le croire. Il réussit tout de même à le porter et l'emmena à l'intérieur de la maison. Les cris de Tom vrillaient les tympans de Bill qui pleurait de voir son frère ainsi. Sa mère arriva derrière lui et posa une main sur son épaule.

-C'est pas moi, je vous jure j'ai rien fait ! Se défendit Georg. J'étais aux toilettes et en sortant j'ai vu que vous jouiez à cache-cache, je voulais vous faire peur et je l'ai trouvé par terre. J'ai rien fait !Je tuerai jamais un chat !

Georg semblait si perdu et son ton était si angoissé que la mère des jumeaux n'eut même pas le coeur de le soupçonner.

-Je sais, ne t'inquiète pas Georg. Chaussette était vieux, avant de le ramener ici, j'avais été le chercher à la SPA. Il avait déjà 8 ans.
-Oui, mais Tom est persuadé que c'est moi ! Je veux pas qu'il me prenne pour un meurtrier ! sanglota Georg.
-Ne t'inquiète pas, répondit Bill, il est simplement triste, mais il ne pensait pas vraiment ce qu'il disait.

Le brun, attristé par les larmes de son ami, le prit par le bras et le tira dans la maison où Lena et Gustav les suivirent. Tom était assis sur le canapé aux côtés de Clemens et quand il les vit entrer dans la pièce, il se releva avec la ferme intention de faire payer Georg, mais Clemens le retint encore une fois.

-Pourquoi tu l'as tué ?! Il ne t'avait rien fait !
-C'est pas moi, Tom !
-Menteur ! Menteur ! Menteur ! Menteur ! Je t'ai vu ! Tu étais en train de l'étouffer !


Tous les yeux se tournèrent vers Georg qui sanglota à nouveau.

-Non, gémit-il, je suis incapable d'étouffer un chat !
-Je t'ai vu ! Tu l'as fait ! Pas vrai, Bill ?!

Le brun sursauta et releva la tête en entendant son nom. Il était toujours bouleversé, non seulement pas la rage de son frère, mais pas la tristesse de Georg.

-Tu étais avec moi, tu l'as vu toi aussi, pas vrai ? T'as vu qu'il avait son bras autour du cou de Chaussette et qu'il l'étouffait ! Même qu'il rigolait !

Georg écarquilla les yeux, comme si ce que disait Tom était totalement ridicule. Bill, cligna des yeux, essuya les larmes sur ses joues et secoua la tête. Non, il n'avait rien vu de tout ça. Il n'avait même pas entendu quelqu'un rire et pourtant, dans le silence du jardin, c'était impossible de ne pas entendre quelqu'un rire.

-Non, Tom. C'était une hallucination.

Tom sembla se dégonfler comme un ballon de baudruche. Il ne s'attendait pas à ce genre de réponse. Pendant quelques instants, il observa Bill complètement perdu mais se reprit et se tourna vers Gustav.

-Et toi, Gustav ? Tu l'as vu, hein oui ?!

Le blond secoua négativement la tête.

-Tom, Georg est trop gentil pour faire ça..., murmura Bill.

Tom, à ce moment, se sentit complètement abandonné. Il était seul contre tous. Tout le monde prenait la défense de Georg. Tout le monde était de son côté. Il repoussa Clemens qui le tenait toujours par le tee-shirt et courut vers les escaliers pour monter dans sa chambre tout en criant:

-Il l'a tué, je le sais !

Il monta bruyamment les escaliers, les larmes coulant d'elles-mêmes sur ses joues. Il s'enferma dans sa chambre et envoya valser quelques vêtements qui jonchaient le sol d'un coup de pied. La rage l'aveuglait et il commença à faire les cent pas comme s'il avait l'intention de creuser une tranchée dans sa chambre.

Et alors qu'il passait devant son bureau, un objet attira son regard. D'un tiroir entrouvert, ressortait légèrement un carnet noir, tout simple. C'était un cadeau de sa grand-mère. Un journal intime avait-elle dit. Tom, aux premiers abords l'avait pris pour une folle, qu'est ce qu'il pourrait bien faire d'un journal intime?!

Mais à l'instant même, il ne trouvait plus cela si stupide. Comme attiré par un aimant, il ouvrit le tiroir entièrement et en sortit le livre. Tel un automate, il s'assit à son bureau, ouvrit le carnet et prit un stylo pour en noircir les pages...

Journal de Tom, mercredi 1er septembre 1997, 16h22 :

« Il l'a tué. Je le sais. Je l'ai vu. D'abord, il m'a jamais aimé. Je sais que c'est lui ! Chaussette allait très bien y a à peine une demi-heure alors comment il serait mort comme ça ?! Bill dit que j'ai eu une halluniciation, ou je sais plus trop comment ça s'appelle... Il dit que ce que j'ai vu est pas vrai et que Georg était pas en train d'étouffer Chaussette. Mais je sais pas, ça ressemblait pas à une vision, c'était tellement réel... Oui, mais quand j'ai vu la souris sur le gâteau tout à l'heure, ça avait l'air réel aussi et ben en fait ça l'était pas, alors peut-être que... Non. Je sais que c'est lui. »

Ce soir là, ce fut la première fois que Tom ne rejoignit pas Bill pour dormir avec lui...

__________________________________________________________________________


Et voilà comme promis, je le poste aujourd'hui ! Je suis pas tout à fait sûre de moi pour ce chapitre, malgré que Lana ait essayé de me rassurer hier soir quand elle en a fait la béta, donc j'attend vos avis avec une impatience non dissimulée... :p En tout cas, merci d'avoir été patientes comme on l'avait demandé dans la présentation, vous avez bien vu le temps que j'ai mis pour poster... J'espère pour vous que Lana mettra moins de temps pour écrire le deuxième chapitre xD

Bref, je vais donc maintenant vous posez les questions sur le chapitre. D'ailleurs en parlant de ça, il faut avouer que certaines ont été plutôt perspicaces pour le prologue ! D'autres moins, mais ça viendra au fur et à mesure qu'on vous laissera des indices.

- Tout d'abord, et je commence par la plus simple, quelle chanson Tom joue-t-il à Bill ?
- A votre avis, qui a raison quant à la mort de Chaussette? Tom ou Georg ?
- Et pour finir, comment pensez-vous que la situation actuelle va évoluer ?

Tous à vos claviers et pas de tricheries ! xD Sur ce, je vous remercie sincèrement pour tous vos commentaires et votre participation active, ça fait plaisir de voir qu'il y a un retour de votre part. Gros bisoux à vous tous et je vous donne rendez-vous pour le chapitre 3 ;)


Twinsexe.




# Posté le dimanche 24 août 2008 17:53

Modifié le jeudi 21 mai 2009 17:06

Wind von Wahnsinn : Chapitre 2

Wind von Wahnsinn : Chapitre 2
Chapitre 2 : "Mais tu dois rester près de moi ... toujours."


Journal de Tom, lundi 1er Septembre 2001 :

« Aujourd'hui, ça fait 3 ans que Chaussette m'a abandonné ... Joyeux Anniversaire Tom ... Pour fêter notre anniversaire, maman et Clemens nous ont emmené dans un parc d'attraction, c'était une excellente journée, pourtant le meilleur cadeau et ben c'est Bill qui me l'a donné. Depuis quelques temps, il écrit et dessine beaucoup. Il a fait un portrait de moi et ma guitare ... Un sourire de lui m'aurait même suffit. Je n'ai pas eu d'hallucination pendant les vacances, pourvu qu' ca dure pour ma rentrée de c'foutu collège. J'ai un peu les boules pour demain ... »


Comme vous vous en souvenez sûrement, Chaussette a disparu dans des circonstances plutôt confuses pour tout le monde. Tom n'arrivait pas réellement à faire son deuil de cet ami, de ce confident ... Pour le jeune allemand tout était clair, Georg avait tué son chat sans raisons apparentes, au fond de lui il l'a toujours su et il n'en démordra pas ! Mais cette perte s'est accompagnée d'une chose aussi douloureuse pour Tom, Bill avait remis en doute sa parole. Il savait que sa maladie pouvait lui faire perdre pied avec la réalité, néanmoins il sentait au fond de son c½ur que c'était lui le coupable.

Après cet épisode, le jeune guitariste avait souffert en silence durant plusieurs semaines, refusant juste à son jumeau l'accès à son lit. Mille questions le tourmentèrent chaques nuits, mais une seule se montra récurrente : Pourrais-je refaire confiance à Bill après cette trahison ?
La présence rassurante de Bill réchauffant la froideur mortifère des draps et le gonflement de son c½ur sous le poids du manque qui l'étouffe, le fit mettre de côté ses positions.

Une nuit, il prit son courage à une main et son nounours dans l'autre et entreprit l'excursion périlleuse de déambuler dans le couloir aux ombres effrayantes pour rejoindre la chambre de son jumeau, située en face de la sienne. Il se glissa, ou plutôt se faxa dans le lit de Bill en retenant sa respiration, afin d'éviter que ce dernier ne se réveille. Une fois sous les couvertures, il se rapprocha doucement du brun endormi et se colla contre son dos nu. Ce fut la première nuit sans cauchemars de Tom depuis le décès de Chaussette ...

La maladie de Tom était très instable. Les derniers examens le confirmaient ... Les hallucinations du jeune homme continuaient à lui empoisonner la vie à un degré plus ou moins fort. Les médecins avaient notamment remarqué que les crises du blond étaient à leur summum, lors de phases de stress intense ou d'angoisse. En revanche, les périodes de calme, où il se retrouvait avec sa famille, sans personne pour le juger ou pour le maltraiter comme à l'école à cause de son handicap, les réduisaient considérablement, voire les faisaient disparaître. Ainsi, il n'en avait eu aucune de toutes les vacances.

Ses hallucinations le fragilisaient beaucoup et l'empêchaient de s'ouvrir. Il se refermait comme une huître aux contacts de personnes étrangères, craignant chaques fois une nouvelle moquerie, une nouvelle blessure dans son c½ur déjà meurtri ... Ses sourires étaient rares, mais dans ses yeux on pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert, c'est pourquoi, les contacts visuels l'indisposaient plus encore que les contacts physiques. Le regarder dans les yeux c'était comme avoir accès à des informations sur lui qu'il n'aurait pas souhaité divulguer. Alors quand cet été, il n'en avait pas eu une seule des deux mois, il se sentit plus confiant et souriant ...

La veille de la rentrée, Tom voulut cacher son anxiété et alla donc se réfugier dans son journal, au plus grand regret de Bill, qui aurait voulu lui faire partager ses appréhensions. Des accords s'échappèrent de la chambre de son jumeau et le brun les écouta avec délectation. Il commença avec une reprise de Lifehouse « Take me away ». Cette musique leur donnait toujours des frissons. Après quelques minutes, il entama des compositions plus personnelles, Bill s'empara alors d'un crayon et griffonna quelques croquis. Puis, il essaya de mettre des mots sur les notes qu'il entendait. Cela lui venait si facilement qu'il en fut surpris ... encore. La musique de Tom l'avait toujours inspiré et ceux depuis les premiers accords maladroits qu'il lui avait joué pour leur huitième anniversaire aux morceaux plus récents que le blond composait en secret, oubliant cependant l'insonorisation inexistante de sa chambre.

Après deux heures à « gratouiller » comme il le disait si bien, Tom décida d'aller se vautrer devant la télévision. Il descendit les escaliers comme un éléphant sautant sur les marches et manquant de se casser la binette autant fois qu'il y avait de marches ... Il fit un plongeon digne des plus grands nageurs sur le canapé en cuir blanc du salon. On rediffusait un épisode de « Scrubs ». Il l'avait déjà vu plusieurs fois, mais tant pis, il adorait cette série. Il balança ses chaussons dans la pièce et enfouit ses pieds gelés sous le plaid posé sur le dossier du fauteuil.

- TooooooooooooooM ?! Tu fais quoi ? demanda Bill du haut des escaliers.
- Je regarde Scrubs !
- Hey t'as aussi le droit de m'appeler !!! C'est pas comme si j'étais fou de cette série !!
cria Bill furibond.

Il descendit les escaliers comme si tous les diables de l'enfer étaient derrière lui et se jeta sur le canapé, écrasant son frère.

- Biill !! Tu m'étouffes !! Pousse-toi bon sang !!

Le petit brun s'étouffait de rire et n'arrivait qu'à gigoter comme un asticot au bout d'une ligne de pêche. Son rire s'évanouit à l'instant où il posa son regard sur l'écran. Ce dernier était en veille ... Il se tourna vers son frère dont les larmes coulaient encore de part leur fou rire.

- Tom, tu veux pas aller demander à maman ce qu'on mange ce soir ?
- T'as qu'à y aller toi-même !
- S'il te plaiiit ??
lui demanda-t-il un sourire jusqu'aux oreilles et les cils battants très vite.
- C'est bien parce que c'est toi, lui répondit-il levant les yeux au plafond.

Bill en profita pour s'emparer de la télécommande et alluma la télévision éteinte. Il zappa à une vitesse vertigineuse afin de trouver une chaîne où « Scrubs » serait diffusé. Malheureusement, il n'en trouva aucune ... Il passa sur un épisode de « Friends ».

- Hey !! Pourquoi t'as changé de chaîne ??
- Euh ! Euh ! Ben on l'avait déjà vu, pis c'est un épisode qui n'a rien à voir avec là où on en est ! Et pis celui-là de « Friends », je l'avais encore jamais vu,
dit-il d'un air innocent.

Tom le regarda peu convaincu, mais bon, s'il le disait, il lui faisait confiance. La soirée continua dans la joie et la bonne humeur autour d'une bonne pizza avec supplément de fromage. Les deux frères allèrent au lit de bonne heure, mais discutèrent jusque tard dans la nuit, le marchand de sable évitant soigneusement leur maison.

Le jour tant redouté arriva. La nuit des jumeaux fut agitée de rêves étranges. Plus l'heure de partir pour l'école approchait, plus la terreur se lisait dans les yeux de Tom. Le brun le prit doucement contre lui afin de l'apaiser.

- Ne t'en fais pas, je serais près de toi. Suis- moi et tout ira bien, je te le promets.

Par chance, les deux frères purent être dans la même classe. Mais toute cette foule d'élèves mettait le blond très mal à l'aise. Il se faisait beaucoup bousculer, en effet, il regardait toujours le sol. Toujours ? Non, les chaussures de Bill pour être exact. En plus de son look atypique, ce dernier avait récemment opté pour des Converses orange fluo ... Personne n'aurait pu les porter plus fièrement que lui ! Tom ne levait donc jamais le nez, ainsi il évitait tout contact visuel avec qui que ce soit et ne se trompait pas de classe.

La journée s'acheva sans problème majeur, à part le mutisme dont faisait preuve le jeune guitariste, face à la moindre interrogation du corps enseignant, ou face à la moindre tentative d'approche d'autres élèves voulant faire sa connaissance. A l'inverse, Bill se sentit rapidement très à l'aise dans ce nouveau monde rempli de diversité. Changer de professeur lui semblait un bon moyen de lutter contre l'ennui et il attisait la curiosité générale à chaques récréations.


Une semaine passa, presque tous les élèves avaient réussi à se repérer dans l'immensité du bâtiment. Tous sauf un. Ne suivant que les chaussures de son frère, Tom n'avait pas fait attention aux différentes couleurs catégorisant chaques matières. En effet, le collège était divisé en trois parties sur deux étages : le bleu pour le côté littéraire, le rouge pour le côté mathématique et le jaune pour le côté sciences. Et c'est lors d'un interclasse que le drame se produisit ...

Le blond suivait donc docilement son frère, quand une jeune fille lui fit remarquer gentiment que son sac était ouvert. Balbutiant un « merci », il se retourna pour tirer sur la fermeture éclair récalcitrante. Hélas lorsqu'il voulut reposer son regard vers le sol et les converses oranges fluo, celles-ci s'étaient évaporées. Puis, les chaussures tant souhaitées refirent une apparition au milieu de cette foule de baskets. Soulagé, il les suivit sagement et s'arrêta devant la salle qu'elles lui indiquaient. Mais lorsqu'il voulut entrer, il vit un professeur inconnu et une classe de troisième, le sourire moqueur.

Le cauchemar de Tom venait de se réaliser. Ses yeux s'agrandirent, il recula, buta contre le mur. Il avait la sensation que sa tête enflait considérablement, que son cerveau était en ébullition et était sur le point d'imploser.

- Quel est ton nom jeune homme ? lui demanda le professeur.
- T.. T.. Tom Kaulitz, articula-t-il avec difficulté.

Ses yeux s'embuèrent. Le visage des élèves changea de forme et devinrent celles de monstres hideux et repoussant, recouverts d'écailles rouges sang, avec des cornes pointues prêtes à l'embrocher, des crocs monstrueux coupants comme des rasoirs et des yeux jaunes vifs et perçant. Leur rires se transformèrent en des grognements inquiétants, puis en des rugissements, qui l'obligèrent à se plaquer les mains contre les oreilles, afin d'en atténuer l'intensité. La pièce tourna, tout devint trouble.

Même le professeur se métamorphosa. La main qu'il avait posé sur l'épaule de Tom était à présent comme brûlée et terminée par de longues griffes d'aciers tranchantes. Le jeune garçon hurla et alla se réfugier sous un bureau dépourvu de « monstre ». Il ramena ses genoux près de lui et ferma les yeux. Il se balança d'avant en arrière, les mains toujours sur les oreilles. Sa gorge se serra, refusant tout accès à l'oxygène. Il rouvrit les yeux encore plus terrifié, puis ils se révulsèrent dans leurs orbites et tout devint noir ...

La panique succéda à la moquerie. Les élèves se levèrent de leur chaise avec une rapidité impressionnante. Leurs yeux s'écarquillèrent sous le coup de l'émotion. Le professeur tenta de les calmer, alors qu'ils se ruaient déjà vers la porte de sortie. Il leur intima l'ordre de se remettre à leur place, sauf à un, à qui il ordonna d'aller prévenir l'infirmière. Il frappa à la porte de sa collègue et lui demanda de veiller sur sa classe, pendant qu'il emmènerait le « petit Kaulitz » à l'infirmerie. Il déplaça le pupitre et souleva le corps inerte de Tom, ce qui fit baisser le regard des troisièmes, honteux d'avoir pu ne serait ce qu'oser esquisser un sourire à la vue de ce sixième perdu.

Monsieur Yang se rua vers l'infirmerie, le blond dans les bras. L'infirmière l'attendait déjà. Ils l'installèrent sur un lit. Le professeur expliqua la scène. Elle vérifia sa tension, son pouls et le recouvrit d'un drap.

- Il a dû faire une crise d'angoisse, accentuée par sa maladie. Il a également fait une crise d'asthme passagère, mais je pense que ca va aller. Je vais prévenir la famille, pour qu'il le ramène chez lui pour le reste de la journée.
- Je vais aller chercher le frère et prévenir le professeur qui devait l'avoir en cours à cette heure ...


Pendant l'absence de Monsieur Yang, Tom reprit connaissance. Des sanglots étouffés lui soulevèrent la poitrine, puis les larmes s'échappèrent de ses yeux noisette. L'infirmière arriva pour le calmer et le rassurer, mais il se recroquevilla sur lui. Elle voulut lui administrer une dose de calmant prescrit par le médecin qui suivait Tom depuis sa naissance, mais il se débattit et envoya valser dans les airs la seringue. C'est alors que Bill entra dans la pièce ... Il découvrit Tom, tremblant et hoquetant.

- Oh non !! Tom ...

Il se précipita sur lui et l'enserra contre sa poitrine frêle.

- Je suis désolé, j'aurais dû faire plus attention, excuse moi ...

L'odeur de Bill apaisa le blond presque instantanément. Il se laissa soigner et s'essuya les yeux d'un revers de manche. Il renifla bruyamment une dernière fois et se calma complètement. Les yeux rougis, il sourit malgré tout à son frère.

- Je savais que tu viendrais.
- Après les cours on restera un peu tous les deux et je te ferais visiter le collège, je ne veux plus te voir dans un tel état.
- Mais ! Mais ! Mais ...
- Ya pas de « mais », je veux que tu puisses profiter de cet univers nouveau et t'y épanouir. Donc tu dois pouvoir devenir autonome ...
- Tu ne veux plus me protéger, demanda Tom le regard dans le vide.
- T'es bête ! Je te protégerai toujours, mais tu dois pouvoir te faire des amis, je veux que tu t'ouvres aux autres, dit-il d'un ton à la fois sévère et rassurant.
- Je ferais des efforts, mais tu dois rester près de moi ... toujours ...


Bill sourit et ils retournèrent en cours. Tom raconta sa péripétie à son journal le soir même. Après une nouvelle semaine, le brun avait réussi à faire connaître le collège sur le bout des doigts de son frère. Bill était très prisé, même pour un élève de sixième. Les filles de son âge le suivaient comme son ombre et les plus grandes le trouvaient trop « choux » avec son sourire. Les gars étaient fascinés par lui, parfois juste curieux, voire jaloux pour d'autres.

Tom s'efforçai, lui, de sourire, mais ne rêvait que d'échapper à toute cette Cour. Il fallu plusieurs mois, pour extirper quelques « saluts » polis de Tom pour certaines personnes de sa classe. Il s'enfermait dans sa musique. Par chance, après les vacances de Noël, Gustav se trouva transféré dans le même établissement que les jumeaux. Cette arrivée décoinça un tantinet notre jeune guitariste. En effet, le petit blond avait une grande gueule et le contact facile. Il s'intégra très vite et donc essaya de tirer Tom de sa léthargie sociale.

Gustav parla de sa passion pour la musique et un sourire étira la bouche du blond. Parler de musique ... C'était une des choses dont Tom pouvait parler à longueur de journée, ayant des goûts bien définis en la matière : écoutant beaucoup de rap, mais préférant jouer du rock. Il restait néanmoins très ouvert sur tous les styles et toujours d'accord pour écouter de nouvelles mélodies. Il avoua même jouer de la guitare depuis un moment, mais quand on lui demanda s'il voudrait bien ramener son instrument, il refusa catégoriquement et se renferma dans son mutisme habituel. Trop rapide pour lui ...

Bill était à l'aise avec tout le monde et chanter en public ne l'incommodait pas le moins du monde. Il avait une voix magnifique, pourquoi la cacher ? Le talent de Tom ? Le monde devrait attendre avant de pouvoir en jouir ... Alors que le petit blond aux dreadlocks grandissantes s'ouvrait doucement aux autres avec l'aide de son fidèle ami d'enfance, le brun affirmait son look androgyne et devenait un modèle d'inspiration pour le style vestimentaire féminin et masculin. Créant et customisant avec sa mère tous ses habits, Bill ne craignait jamais d'affirmer sa différence, l'exagérant presque à son maximum. Souvent imité, jamais égalé, constatait tous les jours son jumeau, ébahi devant ces clones toujours plus nombreux.

A quand la journée Bill ? Peut être est ce tous les jours en fait ?! Les colorations noires enrichissaient les coiffeurs du coin, alors que les marchands de jeans moulants n'avaient jamais vu défiler autant de garçons. Ces mêmes garçons qui lui demandaient des conseils maquillages. Comme si chacun essayait de faire un peu plus que le voisin, une sorte de roue de paon pour impressionner le jeune homme un peu plus chaques jours. Tout cela perturbait Tom à l'extrême, mais que dire ?

Un jour, il voulut manger avec Bill en tête à tête à la cafétéria du collège. Le sourire aux lèvres, il s'approcha de son frère. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas eu l'occasion de parler à Bill au collège, même si leur regard se croisaient régulièrement, rassurant, empli d'amour et de complicité, Tom n'osait pas approcher son frère de peur de gaffer et de le ridiculiser. Il savait que Bill n'aurait jamais honte de lui, mais lui avait souvent honte ... de lui-même.

Il enserra son frère dans la file, mais sentit que quelque chose clochait. Quand il se retourna, ce ne fut plus « il », mais « elle » ! Il poussa un petit cri de surprise, ne s'attendant pas à ça et il reconnut Jessie, une des filles faisant la roue pour que son frère daigne leur accorder ne serait ce qu'un regard. Elle fit un bond comme s'il allait la contaminer de la peste (peste qu'elle est d'ailleurs). Le jeune homme s'aplatit en excuse et parti se réfugier à la bibliothèque, sautant le repas du midi. Il se cacha dans un recoin, une pile de BD à ses côtés.

Un samedi midi, Bill avait été retenu par un professeur pour parler d'un contrôle raté. Tom décida de l'attendre sur un banc dans la cour de l'école. Le banc était tagué de milliers de phrases aux louanges de son jumeau. Il soupira et décida de graver : Bill + Tom pour toujours ensemble.

- Nanananèreuh ! Vous ne serez jamais aussi proche de lui que moi ! chantonna-t-il dans sa tête.

Il vissa ses écouteurs sur les oreilles, oubliant le monde extérieur et ses problèmes.

- Et merde !! J'ai oublié de remettre des piles ...
- Et ben moi, je me masturbe au moins quatre fois par jour,
se vanta un garçon sur le banc d'à côté.
- Et ben moi, je suis déjà allé jusqu'à sept fois, renchérit son copain.

Les enchères allaient bon train dans le groupe à côté de Tom, qui ne comprenait pas de quoi il pouvait bien parler. Il garda les écouteurs sur les oreilles et les yeux fermés pour être sûr qu'on ne viendrait pas lui parler et continua d'écouter la conversation, qui lui en apprit un peu sur la signification de ce mot.

- Moi je le fais dans mon lit !
- Hey t'es dégueu !! Moi que sous la douche !!
- Et ben moi c'est même pas moi qui me le fait !


Avant que Tom ne puisse éclaircir ce dernier point, on lui secoua l'épaule. Il rouvrit les yeux et vit Bill, le sourire aux lèvres. Il le regarda hébété :

- Bill ? lui dit-il lui tapotant l'épaule comme s'il n'en revenait pas
- O_O ?
- C'est toi ? T'es le vrai hein ?
- O_o ?
- Ben quoi je vérifie c'est tout ! Je ne veux plus enlaçer quelqu'un d'autre que toi !
- Hein ?
- Nan rien ...


Il serra son frère contre lui et ils rentrèrent chez eux. L'après-midi, Tom, intrigué par la conversation des garçons dans la cour, se connecta à internet dans l'espoir de trouver des réponses à ses questions. Après de nombreuses recherches quant à l'écriture du mot en lui-même, Wikipédia le renseigna sensiblement :

* Les techniques de masturbation sont très différentes pour les hommes et les femmes, en raison de leurs appareils génitaux différents, mais elles varient également beaucoup d'un homme à l'autre et d'une femme à l'autre.

* La plupart des hommes se masturbent par un geste de va-et-vient de leur main sur leur pénis. Certains (et notamment ceux qui sont circoncis) se masturbent en stimulant le frein du prépuce du bout des doigts. Il est également possible d'utiliser un lubrifiant (salive, gel, huile de massage...) pour faciliter le glissement.


Le reste de l'après-midi fut consacré à l'art. Bill avait pour ambition d'amener Tom à peindre ce qu'il ressentait. Résultat beaucoup de peinture sur le blond ... et très peu sur la toile ! Le brun avait un réel talent et l'ébahissement de son frère en fut d'autant plus grande que celle de Tom était quelque peu ... « original » comme l'a souligné l'androgyne, avant de proposer enthousiaste un bon bain chaud et moussant. Après une vive approbation de Tom, l'eau coula dans la baignoire, auparavant rempli de divers jouets en plastique, en allant du cachalot miniature au canard en passant par le bateau.

Une fois les sels marins dilués et libérant une agréable odeur de lavande, les jumeaux se déshabillèrent et jetèrent leurs vêtements aux quatre coins de la salle de bain. Ils s'immergèrent jusqu'aux épaules. Ils jouèrent pendant un long moment, puis Tom en toute innocence révéla à Bill, ce qu'il avait de si important et secret à faire sur l'ordinateur cet après-midi. Ce dernier l'écouta avec attention, relevant un sourcil à l'occasion. Une fois son récit achevé, le brun prit la parole :

- Et si on essayait ?
- Euh chui pas sûr d'avoir bien compris comment on fait,
dit- Tom baissant les yeux.
- Ben déjà tu vois ton tuyau là ? Ouais le même que le mien, ria Bill en saisissant l'instrument de son futur plaisir.
- Ouais et maintenant ?
- Euh têtre qu'à une main ca irait mieux nan ?
- Comme ça ?
- Ouais moi, je ferais aussi comme ça !


Les deux garçons commencèrent d'abord par un mouvement mal assuré, puis le geste vint plus naturellement, comme guidé par le plaisir montant.

- Bill ? ça te fait bizarre à toi aussi ? C'est agréable, mais j'ai une drôle de sensation qui grandit !
- Oui moi aussi !


Les yeux de Tom se révulsèrent, inquiétant Bill. Un gémissement s'échappa de la bouche du blond en même temps qu'une espèce de substance gluante et mal odorante, qui vint se coller ... dans la magnifique tignasse noire de l'androgyne.

- Beurk !! C'est dégueu !! C'est quoi ça ? Hey ça pue en plus !
grimaça Bill.
- Oh chui désolé Bill ! Excuse-moi ! Pardon ! Je le referais plus ! J'ai rien pu faire, je te jure !

Le brun se releva fit couler l'eau du bain et se shampouina énergiquement les cheveux. Se rinça et les deux garçons se savonnèrent et sortirent rapidement de la salle de bain, chacun dans sa chambre. Avant de fermer sa porte, Bill se tourna vers Tom :

- Je crois qu'on devient trop grand pour prendre des bains ensemble.
- Euh ... oui tu as sûrement raison, répondit Tom, baissant les yeux.

Les jumeaux restèrent bien silencieux ce soir là, et même les spaghettis de leur mère ne leur délièrent pas la langue. Le repas achevait, ils remontèrent dans leur chambre respective et passèrent ainsi la soirée chacun de leur côté. Au moment du couché, Bill attendit Tom. Ce dernier s'était mis dans son lit. Il hésitait à rejoindre son frère comme chaque soir, gêné et vexé.
Sentant ce léger malaise naissant et ne désirant pas le voir perdurer, ce fut Bill, qui ce soir là, vint rejoindre son frère dans son lit ... Il s'endormit malgré tout à une distance respectable de Tom, craignant une récidive de sa part.

- Tain si ca se trouve demain je m'en serais repris dessus, songea-t-il.

Mais la nuit apaisant les esprits, ils se réveillèrent au matin dans les bras l'un de l'autre ...

_______________________________________________________________________________________

Et bien voila enfin un nouveau chapitre ! Je sais j'avais dit que j'essaierai de poster plus vite que ma soeurette, mais nan !! Gomen !! U______U Avec la rentrée, les cours, le sport j'ai pas eu beaucoup de temps, pis j'ai fait une crise de perfectionnisme aigüe, ce qui fait qu'alors que j'avais pour ainsi dire achever le chapitre, j'ai tout effacé pour recommencer ... * I kill me* Enfin brreff !! J'espère que le chapitre vous plaira et ne décevra donc pas votre longue attente :D

Sinon je vais vous poser des questions comme promis après chaque chapitre !! C'est pour savoir qui a le droit de passer au chapitre suivant :p Mais rassurez vous tout le monde est passé haut la main la dernière fois xD

- Comment la maladie de Tom va-t-elle évoluer ?
- La popularité croissante va-t-elle éloigner les jumeaux, de part la léthargie sociale de Tom ?
- Retenteront-il l'expérience dans le bain ?


Ca va ? C'est pas trop méchant ?! Donc tous à vos stylo, euh je veux dire clavier, vous avez une heure XD Je vous remercie du fond du coeur d'être aussi patient et aussi fidèle, ça nous touche énormément !! Gros biyoux et je vous revoie au chapitre quatre :p

<33

Lana ( Kaulitz :p )


# Posté le lundi 27 octobre 2008 18:35

Modifié le jeudi 21 mai 2009 17:06

Wind von Wahnsinn : Chapitre 3

Wind von Wahnsinn : Chapitre 3
Chapitre 3 : "J'aurais pas dû naître


Tom jura et balança son stylo d'un geste sec et rageur. Le dit stylo rebondit contre le mur qui était juste en face de lui et lui revint en pleine face, le gratifiant d'un long trait bleu qui traversait sa joue. Le blond passa sa main dessus énergiquement en chouinant. Ca faisait plus d'une heure qu'il planchait sur un devoir à la maison de mathématiques, le tout dernier de son année de sixième, et, depuis tout ce temps, il n'y avait sur sa copie que son nom et son prénom, tracés d'une écriture très soignée certes, – en même temps, Tom avait passé un bon quart d'heure à les écrire, repoussant le plus possible le moment où il devrait se pencher sur ce bon Dieu de théorème de Thalès – mais qui ne lui vaudrait certainement pas un 20/20. Malheureusement... S'il suffisait d'écrire son nom et son prénom sur une copie pour avoir de bonnes notes en mathématiques, ça se saurait.

Et voilà qu'en plus maintenant, il se retrouvait affublé d'une énorme, et il exagérait à peine, trace d'encre sur le visage. C'était décidé, il était mal-aimé, même le mur de sa chambre se retournait contre lui. Il tira la langue à ce dernier avant de se lever en bougonnant pour aller se plaindre à Bill qui, il l'espérait, lui proposerait peut-être son aide pour faire ses exercices qui étaient juste impossibles à résoudre. Il aurait bien aimé s'en sortir tout seul pour une fois, mais s'il lisait ne serait-ce qu'une fois de plus les consignes des exercices, il allait se défenestrer.

Arrivé devant la porte de son jumeau, il attacha rapidement et grossièrement ses lourdes dreads qui coulaient maintenant sur ses épaules, retenant les sanglots de frustration qui s'accumulaient dans sa gorge et entra dans la pièce, sans frapper. Bill était étendu sur son lit. Il avait les yeux fermés et des écouteurs vissaient dans les oreilles. Il fredonnait d'une voix aigüe en se tortillant sur sa couette et ses jambes pédalaient dans le vide avec ferveur, sûrement au même rythme que la musique qu'il écoutait.

Tom s'approcha et grimpa rapidement à califourchon sur les hanches de son jumeau, enfouissant immédiatement sa tête dans son cou alors qu'il laissait échapper les pleurs qu'il ne pouvait plus retenir. Bill sursauta en sentant un corps s'allongé sur le sien et il poussa un petit cri de souris. Il ouvrit les yeux tout en retirant ses écouteurs et la voix de Nena retentit dans le silence de la pièce. Il reconnut alors la masse de n½uds qui formait les cheveux de son frère et s'empressa de refermer ses bras autour de lui, caressant son dos à travers le tissu de son polo.

Il ne lui demanda pas qu'elle était la raison de ses larmes, de toute façon Tom ne lui répondrait pas. Il le lui dirait simplement de lui-même quand il se serait calmé. Ce n'était pas la première fois que Bill voyait ce genre de situation. Tom passait du rire aux larmes pour un oui ou pour non, le plus souvent pour un non. Sa maladie décuplait la moindre de ses émotions et Bill l'avait déjà vu exploser en sanglots simplement parce qu'il ne trouvait pas la télécommande de la télévision. Son jumeau était ainsi, fragile, sensible et instable. Il voyait des souris sur les gâteaux et des éléphants roses qui traversaient la rue mais c'était comme ça.

Et effectivement, au bout de quelques minutes, les larmes se tarirent et de ce gros chagrin, il ne restait que quelques hoquets qui ébranlaient le corps de Tom. Ce dernier se redressa, assis sur le bassin de Bill et, tandis qu'il croisait les orbes chocolatés de ce dernier, il expliqua la raison de ses pleurs, reniflant tous les deux mots.

-J'arrive pas à faire mon devoir de maths. Ca fait une heure que je suis dessus.
-Et c'est pour ça que tu te mets dans tous tes états ? C'est pas si grave que ça, si ?


Tom haussa les épaules et attrapa un mouchoir sur la table de nuit avant de se moucher et de se recoucher sur le corps de son frère. Bill caressa les locks de Tom, massant son cuir chevelu, le faisant presque ronronner de contentement.

-Tu veux que je vienne t'aider, mmh ?

Tom hocha la tête dans le cou de Bill et, après quelques minutes de papouilles intensives, ils finirent par se lever pour aller dans la chambre de Tom. Ils s'assirent à son bureau et Bill parcourut l'énoncé des yeux.

-Je te l'avais déjà expliqué ça, non ?

Tom hocha la tête, penaud, avant de marmonner :

-Mais me souviens pu.
-Ok, on va tout reprendre ensemble alors,
rétorqua Bill en souriant.

Et c'est avec patience que le brun expliqua point par point les mystères des mathématiques à son jumeau qui essayait de se concentrer du mieux qu'il pouvait, bien qu'il y ait toujours quelque chose pour le distraire – comme ce trombone qu'il tordait dans tous les sens et que Bill finit par lui confisquer quand il s'aperçut que Tom était plus préoccupé par ça que par nos amis Pythagore et Thalès.

Finalement, une fois que toute distraction eut disparue de sa vue, Tom finit par comprendre l'essentiel. Il reprit calmement les exercices un par un, sous l'½il vigilant de Bill qui guettait la moindre erreur, les corrigeant immédiatement.

Tom était en train de finir quand une cavalcade retentit dans la maison, le faisant sursauter, son stylo dérapant sur sa feuille. Quelques secondes plus tard, alors qu'il ronchonnait en cherchant son effaceur pour s'empresser de supprimer ce maudit trait qui faisait littéralement tâche sur sa copie, sa porte s'ouvrit à la volée et une voix criarde retentit dans sa chambre, agressant les tympans fragiles de Tom.

-Tom ! On est revenu ! Regarde ce que Maman nous a acheté !

Bill se trouvait là, dans l'embrasure de la porte, excité comme une puce, brandissant le tout dernier jeu vidéo à la mode qui consistait, on s'en doute tous, à dégommer tout ce qui bouge. Son sourire faisait au moins trois fois le tour de sa tête et ses yeux pétillaient d'excitation.

Le regard de Tom navigua de son jumeau, à sa chaise de bureau qu'il eut la surprise de trouver vide, alors que Bill y était assis à peine trente secondes plus tôt, penché sur son épaule et surveillant le moindre mot qu'il écrivait. Et maintenant, il était sur le seuil de sa chambre. Il regarda à nouveau Bill, puis de nouveau sa chaise, Bill, sa chaise, Bill, sa chaise, essayant d'évaluer la distance qui les séparait.

Est-ce que Bill était assez rapide pour traverser sa chambre sans même qu'il ne s'en rende compte ? Non, mieux : Est-ce que Bill était assez rapide pour sortir de sa chambre, aller au supermarché du coin, acheter le jeu vidéo qu'il tenait fermement et revenir dans sa chambre sans qu'il ne s'en rende compte et tout ça en quelques dizaines de secondes ?

Tom secoua la tête, chassant de son esprit les questions ridicules qui foisonnaient dans ses pensées. Il avait tout simplement halluciné le Bill qui l'avait aidé pour ses mathématiques. A moins, que ce soit l'autre Bill qu'il hallucinait... ?

-T'es une hallucination ? Demanda Tom à Bill, le regardant d'un air soupçonneux.
-Bien sûr que non, répondit ce dernier, outré.
-Mouais... Les faux Bill disent tous ça.

Bill leva les yeux au ciel.

-Qu'est ce que tu faisais ? Demanda le brun, remarquant la marque de stylo qui était toujours sur la joue de Tom, qui n'avait pas réussi à l'effacer entièrement.
-Je faisais mes maths avec... ma chaise de bureau.


[...]


Quatre mois s'écoulèrent. Les jumeaux avaient fini leur année de sixième et passaient en cinquième, avec brio en ce qui concernait Bill, de justesse pour Tom. Ils avaient passé leurs vacances d'été dans le sud de la France, se dorant la pilule au soleil se prélassant dans les eaux calmes de la Mediterranée. Ils rentrèrent avec la peau tannée et brunie et les dreads de Tom s'étaient éclaircies tandis que les cheveux de Bill restaient aussi sombres que le charbon.

Ils avaient encore pris quelques centimètres et leurs têtes dépassaient au dessus de toutes les autres, quand ils pénétrèrent dans le collège le jour de la rentrée. Ils se dirigèrent directement vers les panneaux sur lesquels étaient affichés les listes des classes. Ils y retrouvèrent Gustav et Georg qui les attendaient. Bill leur sauta au cou et Tom, plus discret, adressa un sourire timide au blond et ignora le châtain.

L'épisode de son huitième anniversaire ne lui était pas sortit de l'esprit et n'en sortirait jamais, mais il avait décidé de le garder dans un petit coin de sa tête. L'affaire n'avait pas été résolue mais était classée et c'était souvent un sujet de discorde entre les deux jumeaux, si bien que tous deux n'osaient plus ouvrir la bouche à ce sujet.

Georg n'était pas vraiment méchant, au contraire, il était plutôt gentil avec lui. Surtout sous le nez de Bill. Mais Tom surprenait parfois des sourires, ou plutôt des rictus, provocateurs et méchants ou des regards assassins qui lui étaient, à coup sûr, destinés. Il avait beaucoup de mal à cerner Georg et il se demandait si ces regards et ces sourires n'étaient juste pas le fruit de son imagination. Peut-être était-il devenu tout simplement parano en ce qui concernait le châtain ? Peut-être qu'effectivement, comme le répétait Bill à chaque fois qu'ils mettaient le sujet sur le tapis, sa maladie lui jouait des tours et ce depuis le tout début de cette histoire.

Tom ne savait plus quoi penser de tout ça. Il restait persuadé que Georg n'était pas quelqu'un de bien et qu'il avait étouffé Chaussette, mais il avait tendance à croire tout ce que lui disait Bill. Et si Bill affirmait qu'il avait tout simplement halluciné, peut-être était-ce le cas, après tout ?

Ne sachant comment réagir face à Georg, Tom se contentait désormais de l'ignorer. Il tolérait sa présence parce qu'il était le meilleur ami de Bill et qu'il ne voulait pas faire de peine à son jumeau, mais il ne lui adressait pas la parole et ne répondait pas aux questions que le châtain se bornait à lui poser.

Ainsi, ce matin-là et comme tous les matins, Georg lui demandait s'il allait bien et comme tous les matins, Tom détourna le regard et fit comme s'il n'existait pas. Il parcourut les listes des yeux cherchant son nom et celui de son jumeau. Il finit par trouver Bill, mais à son plus grand malheur, il ne se trouvait pas juste en dessous de lui. Il sentit la panique monter en lui, et il la bloqua rapidement, se persuadant que cela devait être une simple erreur.

Il reprit la liste du début, au cas où il aurait été mal classé alphabétiquement, mais non, il n'était pas sur cette liste. Il se dit alors que ce n'était qu'un oubli et regarda dans les autres listes, persuadé qu'il ne trouverait pas son nom, parce que l'administration aurait tout simplement oublié qu'il y avait deux Kaulitz. Et là, ce fut l'horreur quand il trouva son nom dans une autre classe constituée de collégiens qu'il ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam.

Il sentit une brûlure dans sa poitrine et il remarqua qu'il retenait sa respiration depuis déjà cinq bonnes minutes, depuis que le nom de Bill était apparu sans le sien. Il se força à respirer calmement, bien qu'il haletait sans même s'en rendre compte et il agrippa le poignet de Bill qui racontait leurs vacances aux deux autres.

Le brun sentit immédiatement la moiteur de sa paume et les tremblements qui agitaient son bras et il se tourna vers lui, soucieux. Le visage de Tom était en sueur et la transpiration se mêlait à ses larmes qui dévalaient ses joues constellées de plaques rouges qui s'étalaient jusque dans son cou qui palpitait furieusement. Sa poitrine se soulevait rapidement, trop rapidement au rythme de sa respiration, ses jambes flageolaient et il semblait sur le point de s'évanouir.

Bill posa immédiatement sa main fraîche sur le front brûlant de son jumeau et le prit contre lui pour le retenir si jamais il s'écroulait. Il pouvait sentir le c½ur de Tom qui battait frénétiquement contre sa poitrine et il commença vraiment à s'inquiéter.

-Putain, Tom calme-toi ! Qu'est ce qui te prend ?!

Tom s'effondra en sanglots sur l'épaule de Bill et il hoqueta, incapable de prononcer le moindre mot. Bill, qui avait compris que c'était quelque chose sur les listes qui le mettait dans cet état, les parcourut des yeux. Il finit par comprendre et serra son frère contre lui.

-Tom, c'est pas grave, on va faire avec, t'inquiète pas. On se verra à toutes les récréations, et tu vas te faire des amis.

Bill ne croyait pas un mot de ce qu'il disait mais il ne trouvait pas d'autre façon de rassurer son frère. Tom, lui, secoua la tête négativement, les spasmes secouant toujours son corps frêle.

-Ecoute, on peut au moins essayer, tu crois pas ? Si vraiment ça va pas, on pourra toujours voir pour changer de classe.

Tom répéta son geste un peu plus violemment, s'agrippant un peu plus fort à Bill qui essayait de se dégager de l'étreinte presque douloureuse des bras de son jumeau.

-Allez Tom, s'il te plaît, calme-toi. Viens, je t'emmène à ta salle et je viendrai t'y rechercher pour la récréation.

Le brun commença à avancer vers l'entrée des bâtiments, tentant de tirer Tom à sa suite, mais ce dernier se débattit, les talons dans le sol et criant d'une voix secouée de sanglots qu'il ne voulait pas y aller. Ses hurlements firent sursauter Bill et tous les regards se tournèrent vers eux. Bill se sentit vraiment mal et le visage de Tom, ravagé par la peur, la douleur et la panique le fit rapidement changer d'avis. Il reprit son frère dans ses bras et entreprit de le calmer, le serrant contre lui, l'apaisant de douces caresses et de sa voix douce.

-Chut Tom, je suis là. Je te laisse pas, c'est promis. Calme-toi, d'accord ? C'est fini, on y va pas. On rentre à la maison. Tu m'entends ? On rentre à la maison.

Tom, après quelques réticences, finit par se laisser guider par Bill, toujours agrippé au corps de ce dernier, et regardant souvent autour de lui pour vérifier qu'ils rentraient bien chez eux. Quelle ne fut pas la surprise de la mère des jumeaux quand ils pénétrèrent dans la maison, Tom, cramponné à son frère qui le portait presque en lui chuchotant à l'oreille, à peine une demi-heure après qu'ils l'aient quitté.


[...]


Journal de Tom, Jeudi 4 septembre 2002 :

« C'est pas possible. Je veux pas. Je veux pas être séparé de Bill. Je peux pas être séparé de mon jumeau. Comment je vais faire sans lui ? Comment je vais me repérer dans le collège ? Ils peuvent pas me mettre dans une autre classe que lui ! Je veux pas, un point c'est tout ! Bill dit que c'est pas si grave, mais j'aimerai bien l'y voir, c'est pas lui qui est la risée de toute l'école, que tout le monde prend pour un monstre ! Il est marrant, lui. Il a juste à claquer des doigts pour se faire des amis, il aura aucun problème à s'intégrer dans sa nouvelle classe, mais moi, on va encore se foutre de ma gueule parce que je chiale pour un rien et parce que je vois des trucs bizarres. C'est pas ma faute si j'ai été fait comme ça ! En plus, après la crise de panique que j'ai fait ce matin devant tout le monde, ça va être encore pire. D'ailleurs le collège a appelé à propos de ça et du fait que Bill et moi on était pas présent en classe. Quand ma mère lui a expliqué que je voulais pas être séparé de Bill, le dirlo lui a dit que s'il l'avait décidé c'est parce qu'il pensait que ça pourrait me faire du bien d'être un peu sans Bill, que peut-être que ça m'aiderait « à faire copains-copains avec les autres ». Ma mère était d'accord avec lui, du coup elle a décidé que ce serait comme ça et pas autrement et qu'il fallait que j'arrête de faire mon bébé. Qu'est ce qu'ils me font tous chier à me dire qu'il faut que je m'intègre et que je « sociabilise », comme ils disent, avec mes petits camarades ! Je les emplâtre moi mes petits camarades, j'ai pas besoin d'eux. La seule personne dont j'ai besoin c'est de mon frère... »



[...]



Finalement, après beaucoup de refus de la part de Tom, de patience et d'acharnement de celle de Bill, le blond finit par se laisser convaincre que ce n'était pas si terrible que ça. Après avoir boudé une longue semaine en refusant de sortir de son lit et encore moins pour aller au collège, il sortit de sa tanière et laissa Bill le guider jusqu'à son pire cauchemard.

Les premiers jours furent très durs, ponctués de crises de pleurs et d'angoisse mais il finit par s'habituer à ne plus avoir Bill à ses côtés pendant les cours. De plus, il s'avérait que Gustav était dans la même classe que lui et il était d'un soutien exemplaire. Il lui expliquait tout ce qu'il ne comprenait pas et ne le quittait pas d'une semelle. Quand Tom sortait d'une salle, Bill l'attendait déjà devant et l'accompagnait à sa prochaine salle de classe, quitte à être en retard pour son propre cours et à se faire remonter les bretelles. Ils finissaient leurs journées à peu près aux mêmes horaires et quand ce n'était pas le cas, ils s'attendaient mutuellement pour rentrer ensemble à la maison.

C'est ainsi que quelques semaines après la rentrée, Tom était assis sur un banc dans un parc situé juste devant son collège. Bill finissait une heure après lui. Normalement, Gustav l'attendait également pour ne pas laisser Tom tout seul, mais aujourd'hui il avait été contraint de partir directement après ses cours, il avait un rendez-vous chez le dentiste. Tom avait décidé de s'éloigner un peu du collège, car il y avait toujours des grands de troisième qui traînaient devant et il n'aimait pas rester à proximité d'eux, parce qu'ils adoraient se moquer de lui. Ils ne venaient jamais l'embêter quand il était accompagné de Bill ou de Gustav, mais il était persuadé qu'ils s'en donneraient à c½ur joie s'ils le voyaient tout seul.

Il écoutait de la musique, les écouteurs vissés dans ses oreilles et son pied battant la mesure quand il sentit quelque chose se frotter à ses jambes. Il sursauta et se pencha pour regarder sous le banc. Un chat noir se trémoussait contre ses mollets, le fixant paresseusement en ronronnant avec ferveur. Tom, pas superstitieux pour un sou, sourit en retirant ses écouteur, avant d'avancer sa main vers le matou. Ce dernier se précipita vers elle et la renifla avant de lui donner des petits coups de museau pour que Tom le caresse. Le blond s'empressa de taquiner sa gorge, sentant contre ses doigts la pomme d'Adam qui vibrait au rythme des ronronnements.

-Salut toi, chuchota-t-il,qu'est ce que tu fais ici tout seul ?

Et comme pour Chaussette quand il était encore vivant, Tom s'imagina ou plutôt hallucina que le chat lui répondit.

-Moi aussi je m'ennuie, tu veux me tenir compagnie, petit chat ?

Le bruit d'un gravier qui roule sous une semelle de chaussure surprit Tom et le chat qui déguerpit rapidement. Tom se redressa et se figea de terreur. Devant lui se tenait trois élèves de troisième qui le regardaient en ricanant.

-Vous avez vu ça les mecs ? Le Chialeur parle aux chats maintenant ! Hé, le Taré, il t'a répondu le minou ?

Tom ne répondit rien et baissa la tête, sentant déjà les larmes lui monter aux yeux.

-Répond à la question, espèce d'abruti ! lui ordonna l'un des trois gaillards en le frappant à l'épaule.

Tom gémit en portant sa main à son bras meurtri avant de masser sa chair douloureuse.

-Oui, finit-il par répondre d'une voix faible.

Ses tortionnaires ricanèrent de plus belle.

-Ben voyons ! Qu'est ce que tu fais ici, toute seule, fillette ?
-J'attends mon frère.
-Putain, mais tu peux pas le lâcher, Bill ?! Tu te rends pas compte que tu lui pourris la vie ? Le pauvre, je sais pas comment il fait pour te supporter. A sa place, je t'aurai déjà noyé dans une baignoire ! T'es sûr que c'est ton frère, en plus ?!


Tom hocha la tête, n'osant toujours pas relever la tête.

-Je comprends pas comment un type aussi cool que Bill peut avoir cette loque comme frangin, pas vrai les gars ?

Les deux autres approuvèrent bruyamment et celui qui avait parlé depuis le début et qui semblait être leur chef s'esclaffa de plus belle. Tom ne put retenir plus longtemps ses larmes et il renifla en sanglotant.

-Arrête de brailler, tu fais pitié ! Tu fais honte à Bill, tu salis sa réputation. Tu ferais mieux de te pendre comme ça on verrait plus ta sale face et Bill serait tranquille ! Il aurait plus à s'occuper d'un fou qui passe son temps à chialer.

Tom pleura plus fort et il hoqueta quand il sentit quelque chose l'agripper par le col de son polo et le soulever du banc.

-Putain, qu'est ce que je viens de te dire ?! Arrête de pleurnicher ! Arrête ou je te refais le portrait !

Tom s'accrocha à la main qui le tenait, tirant dessus pour la décrocher alors qu'il sentait le tissu de son tee-shirt l'étrangler progressivement. Il essaya, il essaya vraiment de s'arrêter de pleurer, mais il n'y arrivait pas. Les sanglots s'échappaient de sa gorge et les larmes dévalaient ses joues sans qu'il puisse les contrôler. Ses yeux cherchaient vainement quelque chose ou quelqu'un qui pourrait l'aider et c'est alors qu'il remarqua Georg plus loin dans le parc qui regardait la scène en ricanant. Malgré la situation précaire dans laquelle il se trouvait, la poigne autour de son cou qui le faisait suffoquer et qui privait son cerveau d'oxygène, il se fit tout de même la remarque qu'il avait raison et que Georg était bel et bien un salaud. Il n'eut pas l'occasion d'approfondir cela car il reçut un coup de poing dans sa tempe.

-Je t'avais dit d'arrêter de pleurer, la prochaine fois t'écouteras Tonton Franz !

Le dénommé Franz s'apprêtait à le frapper à nouveau quand une voix furieuse fendit l'air et il stoppa son geste.

-Lâche tout de suite mon frère !

Franz lâcha Tom qui retomba sur le banc, cherchant désespérément de l'air pour remplir à nouveau ses poumons. Franz se retourna et se retrouva nez et nez avec Bill. Ce dernier était plus petit et plus frêle mais il n'en était pas moins impressionnant. Ses yeux semblaient avoir le pouvoir de clouer n'importe qui aux murs et il tremblait de rage. Une aura de colère brillait autour de lui. Franz se ratatina légèrement sur lui-même.

-C'est pas ce que tu crois, Bill !
-Non, c'est vrai, t'étais pas en train d'insulter et de frapper mon frère. T'étais simplement en train de lui servir une tasse de thé, pas vrai ?
rétorqua Bill, sarcastique.
-Non, mais je voulais lui donner une bonne leçon ! Attend, Bill, cette chose peut pas être ton frère, tu te rends pas compte ! Je voulais lui faire regretter de te faire honte comme ça !

Apparemment, ce n'était pas la chose à dire, car Bill sembla encore plus furieux. Néanmoins, c'est avec un self-control impressionnant qu'il prit la parole.

-Et bien si, c'est mon frère, mon frère jumeau et il est comme il est. Si tu savais à quel point j'en ai rien à foutre que personne ne l'aime. Moi je l'aime, et c'est ce qui compte. Vos opinions vous pouvez vous les mettre où je pense, Tom est bien plus important que vos avis. Je t'interdis de ne serait-ce que regarder à nouveau Tom. Tu m'entends ? Tu ne le regardes plus, tu ne lui parles plus, tu ne te moques plus de lui et je te jure que si je surprend à nouveau ce genre de scène, t'auras à faire à moi.

Bill aurait pu être ridicule à menacer Franz alors que ce dernier faisait au moins une tête de plus que lui, mais Bill n'était jamais ridicule et la fureur qui l'habitait ne laissait aucun doute sur le fait qu'il tiendrait ses promesses et qu'il lui en ferait voir des vertes et des pas mûres.

-Et à moi.

Tom releva brusquement la tête en entendant la voix de Georg. Ce dernier se tenait aux côtés de Bill et il toisait ses camarades de classe d'un ½il menaçant.

-Pff, pas besoin de s'énerver, on voulait juste rendre service, lança Franz, tandis qu'il s'éloignait, accompagné de ses larbins.
-Oui, ben, on se passera de toi à l'avenir, rétorqua Bill.

Il s'approcha de Tom, qui était prostré sur le banc, sanglotant toujours. Il prit son visage dans ses mains et examina son arcade sanguinolente. Georg s'approcha à son tour et grimaça.

-C'est pas joli-joli. Heureusement que tu étais là, Bill. J'allais justement intervenir mais le temps que j'arrive, tu étais déjà là.
-Merci Georg. Ma prof nous a laissé sortir un peu plus tôt et je savais que Tom serait là mais je pensais pas qu'eux aussi.


Tom n'en croyait pas ses oreilles. Georg prétendait avoir voulu intervenir alors qu'il avait observé la scène de loin en ricanant. Le blond ne savait plus quoi penser. Peut-être avait-il encore halluciné, mais ça faisait tout de même beaucoup d'hallucinations à son propos.

Il sursauta quand il entendit la sonnerie du collège retentir et toutes les paroles de Franz lui revinrent. Il faisait honte à Bill. Il salissait sa réputation. Il n'y avait jamais pensé avant, parce que ça ne semblait pas déranger Bill qu'il soit toujours collé à ses basques, mais Franz avait raison. Il éclatait en sanglots pour un rien, il voyait des choses complètement folles, les autres élèves se moquaient tout le temps de lui. Alors, oui, il faisait honte à Bill et peut-être que oui, il ferait mieux de se pendre.

Les collégiens sortirent de l'établissement et Tom se sentit mal. Beaucoup d'élèves passaient par le parc pour rentrer chez eux et il ne voulait pas qu'on le voye dans cet état, surtout que ça risquait encore de nuire à Bill. Il s'échappa des mains de ce dernier et partit en courant vers chez lui, ignorant les appels de son jumeau.


[...]


Quand Bill arriva à son tour à la maison, il chercha son frère partout avant de le trouver dans la salle de bain. Tom pleurait toujours et il semblait s'être renversé un pot de peinture noire sur ses dreadlocks. D'une main tremblotante, il essayait en vain de maquiller ses yeux avec un crayon noir comme Bill le faisait. Il se mit le crayon dans l'½il et pleurnicha de plus belle.

-Mais enfin, qu'est ce que tu fais, Tom ?

Le blond se retourna et il hoqueta en voyant Bill.

-J'e-j'e...J'essaye de te-te-te-te... te ressembler !

Bill entra dans la pièce et s'approcha de son jumeau.

-Mais tu me ressembles pas là, tu ressembles à un panda, plaisanta-t-il, en tentant de retirer l'énorme trait noir que Tom avait tracé sous ses yeux.
-Au-au-au... au moins, je-je-je je serais un panda qu'on-qu'on-qu'on aime !
-Mais je t'aime moi !
-Oui, mais pas-pas-pas les autres !


Tom pleura un peu plus fort.

-Okay, bon, on va arranger tout ça, tu vas te calmer et après on en rediscutera tranquillement. Allez zou sous la douche !

Tom se laissa faire quand Bill le déshabilla entièrement avant d'en faire autant et d'entraîner le blond sous la douche. Il dut lui faire trois shampooings pour que ses cheveux retrouvent leur couleur naturelle et c'est seulement au bout de trois quarts d'heures que Tom redevint celui qu'il était. Ils étaient à présent tous les deux assis dans la baignoire, se prélassant dans une eau brûlante. Tom avait fini par se calmer et ils discutaient maintenant de ce qu'il s'était passé.

-J'aurais pas dû naître. Toi, t'es génial, tout le monde t'aime et moi je suis qu'un pauvre type complètement fou qui passe son temps à chialer et qui te fais honte.
-Non Tom, tu ne me fais pas honte.
-Si, je le sais.


Bill soupira avant de s'approcher de Tom.

-Ecoute-moi bien Tom. Tu ne me fais pas honte. Tu sais pourquoi ? Parce que tu es parfait à mes yeux. Certes tu vois des trucs de fou et tu pleures pour un rien, mais moi ça me fait plus rire qu'autre chose quand tu me dis que les sept nains ont pris possession des toilettes et j'aime te consoler, j'aime prendre soin de toi. J'en ai tellement rien à foutre d'eux et de ce qu'ils peuvent penser de toi. Tu es mon frère, Tom. Je t'aime. Ne laisse personne te convaincre du contraire, d'accord ?

Tom hocha timidement la tête et Bill enroula ses bras autour de sa nuque. Le brun se serra contre le corps nu de son frère qui l'accueillit avec plaisir. Les jambes et les bras de Tom emprisonnèrent Bill contre lui. Ils se câlinèrent un long moment, savourant le fait de prendre un bain ensemble. Ils ne l'avaient plus fait depuis la fois où Bill avait reçu quelque chose d'étrange, sortant du corps de Tom. Depuis, ils avaient tous deux apprit ce que c'était, mais ils n'avaient pas osé réitérer l'expérience.

Seulement, ils ne mirent pas longtemps à constater que la situation les excitait un peu trop. Le contact de leurs peaux nus les électrisait et ils se retrouvèrent tous les deux avec une érection affirmée. Bill se redressa et son regard plongea dans celui de Tom. Ce dernier eut un petit sourire hésitant et avant même qu'il ne comprenne quoique ce soit, les lèvres de Bill étaient sur les siennes. Elles étaient chaudes, elles étaient humides, elles étaient enivrantes, elles étaient Bill, tout simplement.

Ils s'embrassèrent timidement, dans un premier temps, ne sachant pas quoi faire de leurs lèvres, de leurs langues et de leurs dents, puis beaucoup plus ardemment quand la langue de Bill se glissa presque par inadvertance dans la bouche de Tom qui couina de surprise. Petit à petit, ils coordonnèrent leurs mouvements et s'accordèrent, s'embrassant maintenant avec ferveur tandis que leurs mains s'enhardissaient à découvrir le corps de l'autre.

Ils avaient l'habitude de se caresser le dos, les bras, la nuque et tout ça de manière très innocente, mais ils y avaient des territoires sur lesquels ils n'avaient encore jamais osé s'aventurer et tout ça n'avait plus rien de fraternel, quand Bill posa sa main sur l'entrejambe tendue de son jumeau. Tom gémit à nouveau. Il lui était arrivé de se masturber depuis qu'il avait découvert cette pratique avec Bill, mais c'était encore mieux quand la main qui se posait sur son sexe ne lui appartenait pas.

Hésitant, il entreprit à son tour de frôler l'aine de son jumeau avant d'enrouler franchement ses phalanges autour de la colonne de chaire pourpre qu'il distinguait sous la surface de l'eau. C'est presque sans s'en rendre compte que leurs bras s'activèrent et qu'ils se donnèrent mutuellement du plaisir. Les gémissements, entrecoupés de baisers, retentirent de plus en plus fort et l'acoustique de la salle de bain aidant, résonnèrent dans leurs oreilles les excitant toujours un peu plus.

Ils ne leur fallut pas longtemps pour jouir, à quelques secondes d'intervalle, un râle d'extase s'échappant de leurs gorges et, cette fois, Bill dont l'esprit était toujours perdu dans les limbes de la volupté, ne protesta pas quand les fruits de leurs plaisirs se perdirent dans l'eau du bain.


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*se connecte sur la pointe des pieds, poste le chapitre et se tire en courant pour pas recevoir de tomates et autres légumes très salissants* xD Non, vous ne rêvez pas, le chapitre est bien là. Oui je sais, j'ai mis à peu près quatre mois pour l'écrire *rougit très fortement* mais, comme je l'expliquais à Lana, à chaque fois que je prévois de le finir pour tel jour, au final j'ai toujours un empêchement qui me tombe sur le coin du nez et du coup ça reporte l'écriture. Je suis vraiment, vraiment désolée, je vais faire des efforts pour le chapitre 5. Néanmoins, c'est vrai que nous (surtout moi --') mettons beaucoup de temps entre chaque chapitre, mais ce n'est pas une raison pour tout de suite en conclure que c'est parce que nous arrêtons la fiction. Que ce soit bien clair entre nous, le jour où on décidera pour une raison ou pour une autre de l'arrêter, et je doute beaucoup que ça puisse arriver avant que nous postions le chapitre final (oui malgré que nous soyons longues on est vraiment emballée par cette fiction), on vous le dira clairement, donc ne vous inquiétez pas à ce propos. Sinon, qu'avez -vous pensez du chapitre ? J'espère qu'il valait le coup d'attendre :s

Je continue avec nos traditionnelles questions :

-Que pensez-vous de Georg ? Est-il honnête ou souhaite-t-il vraiment du mal à Tom ? Tom n'est-il tout simplement pas devenu parano à son propos ?
-Dans quel sens la relation entre les jumeaux va-t-elle évoluer ? Le lime dans la baignoire va-t-il les éloigner ou au contraire les rapprocher encore plus ?

Je vous laisse méditer là-dessus ^^ J'attend avec impatience vos avis et vos réponses et je pense que Lana aussi. Vous savez ce qu'il vous reste à faire :p Merci beaucoup pour votre patience et votre soutien ! Gros bisoux, prenez soin de vous et à très bientôt !


Twinsexe.

# Posté le dimanche 25 janvier 2009 06:59

Modifié le jeudi 19 mars 2009 10:53